Contexte
Quand une créance douteuse est cédée à une société de gestion d'actifs, le travail de la banque n'est pas fini. Les encaissements reçus de ce client après la cession doivent être orientés vers le bon destinataire, les données de clôture transmises par le cessionnaire doivent être traitées et, surtout, les déclarations à la Banque centrale et au bureau d'information sur le crédit doivent être alignées sur la cession. Quand ces étapes restent incomplètes, deux conséquences suivent : le rapprochement financier casse, et le dossier de crédit du client cesse de refléter la réalité.
Démarche
- Les clients concernés par une cession ont pu être marqués dans le système, le statut de cession devenant un attribut du client.
- Un flux a été bâti pour transférer au cessionnaire les encaissements postérieurs à la cession.
- Les données de clôture reçues de la société de gestion d'actifs ont pu être intégrées au système.
- Les déclarations à la Banque centrale et au bureau d'information sur le crédit ont été restructurées en cohérence avec la cession.
- L'ensemble des produits d'un client a pu être inclus dans la cession, et le portefeuille cédé est devenu reportable.
Résultats
- Le flux d'encaissements après cession est passé d'un suivi individuel à un processus défini.
- La cohérence entre le reporting réglementaire et le statut de cession a été obtenue.
- Le portefeuille cédé est devenu reportable, améliorant la visibilité de la direction.
- Le dossier de crédit du client a été mis en cohérence avec la situation réelle.
Cette étude de cas décrit le projet par son périmètre et sa démarche. Le nom du client, les chiffres commerciaux et les indicateurs de performance sont tus au titre des obligations de confidentialité.
Ce que ce projet a laissé derrière lui
Céder une créance douteuse sort le risque du bilan, mais ne clôt pas le processus. Quand les étapes de reporting et de rapprochement postérieures à la cession restent inachevées, le risque sorti du bilan revient en risque opérationnel. On dit la même chose au débiteur en conseil sur dette dégradée : une créance qui change de mains n'éteint pas l'obligation — seule la contrepartie a changé.
- Conseil bancaire et crédit — Conseil stratégique sur la restructuration des créances douteuses, l'analyse financière, la préparation des négociations et la conduite des processus bancaires.